BASE DE DONNÉES
            • Christiane et Monique - LIP V

            • Cinéaste(s) : Carole ROUSSOPOULOS
            • Date : 1976
            • Pays d'origine : France
            • Durée : 00:30:25
            • Format : Umatic
            • Coloration : Noir & Blanc
            • Son : Sonore
            • Langue initiale : Français
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            • Résumé
            • Cette vidéo fait partie d’une série ("Monique - LIP I", "La Marche de Besançon - LIP II", "Jacqueline et Marcel - LIP VI") tournée par la réalisatrice avec son groupe Video Out pendant tout le conflit et mettant en avant notamment le rôle des femmes dans une usine en lutte. La grève des Lip est restée fameuse dans l'histoire sociale des années 1970 comme une expérience d’autogestion avec pour slogan « On produit, on vend, on se paie. ». La grève des usines Lip a remis en question le principe de la propriété des instruments de production. La lutte sera le révélateur de la bataille que les femmes doivent mener pour obtenir une place dans le milieu syndical et politique.

              Monique (Piton - assistante de publicité) et Christiane (OS) parlent de la difficulté d'être femme dans une usine en lutte (Lip), des problèmes de démocratie interne dans le syndicat et de la finalité du travail dans la situation actuelle. Avec beaucoup d'humour, Monique présente les relations entre hommes et femmes au sein du Comité d'action en remplaçant le mot "hommes" parle mot "blancs" et le mot "femmes" par le mot "arabes". Quant à Christiane elle explique comment a été reçue son intervention dans laquelle elle rend compte d'une rencontre avec des groupes femmes à Bordeaux. L'évocation de la lutte des homosexuels et des luttes spécifiques aux femmes n'est pas du goût des responsables syndicaux. Une troisième femme, Fatima (Demougeot?) , lit une intervention en réaction à la censure à l'occasion de la journée Portes ouvertes organisée à Palente : les stands "Lutte de femmes" ou "Viol" n'ont pas eu droit de cité!
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              Monique (an advertising assistant) and Christine (a semi-skilled worker) talk about how difficult it is for a woman working in a struggling factory (Lip), about issues of internal democracy within the trade union and the end of work in the current situation.
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            • Biographie cinéaste
            • Carole ROUSSOPOULOS

              Née en 1945, Carole Roussopoulos passe son enfance à Sion, avant de partir étudier à Lausanne. En 1967, elle quitte la Suisse pour Paris, où elle rencontre son futur mari, Paul Roussopoulos, avec lequel elle fonde le collectif militant « Video Out ». En 1970, sur les conseils de son ami Jean Genet, elle investit dans la première caméra portative : la fameuse Portapak lancée par Sony, et réalise son premier film « Genet parle d’Angela Davis ». C’est le début d’une importante production de films. Militante féministe, Carole Roussopoulos filme les femmes en action dans ces années de luttes : les prostituées de Lyon, les manifestations pour l’avortement, les débats autour du viol, etc. Elle est de tous les combats et accompagne les nouveaux mouvements sociaux qui émergent dans la foulée de Mai 68 : les LIP, le F.H.A.R., le droit des immigrés, etc. En 1982, elle fonde le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir avec Delphine Seyrig et Ioana Wieder, premier centre d’archives audiovisuelles féministe, mais n’abandonne pas pour autant la vidéo. Toujours soucieuse de donner la parole aux opprimé-e-s et aux oublié-e-s, elle défriche des sujets jusqu’alors ignorés : viol conjugal, excision, handicap, exclusion.
              Elle meurt le 22 octobre 2009, laissant derrière elle une œuvre colossale de plus de cent films.

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